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9 avril 2021

Mobilisation du 8 avril : des centaines d’AESH étaient dans la rue malgré la fermeture des écoles.

Des centaines d’AESH se sont rassemblé-es pour une belle manifestation et pourtant les conditions sanitaires ne laissait pas présager d’une telle mobilisation.

C’est dire la colère qui gronde dans les rangs des AESH, dans cette école soi-disant « inclusive » que Mr Blanquer met en avant. Simple image médiatique martelé pour faire croire aux parents que leurs enfants seront accompagnés dignement. Grattez un peu l’image et vous entendrez la colère des AESH qui n’ont pas les moyens d’accompagner correctement les élèves. Fautes aux PIAL qui uberise les AESH multipliant les accompagnements au mépris Du suivie des élèves. Fautes à un manque de formation qui ne permet pas aux AESH d’accéder aux connaissances dont ils ont besoin pour accompagner les enfants. Et ne parlons pas des conditions d’emplois sous payé-es sans aucun statut.

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Les AESH veulent sortir de ce mépris institutionnel à leur égard et à l’égard des enfants qu’ils accompagnent.

L’intersyndicale de l’Ile-de-France (FSU – CGT – FO- SUD) a été reçue à 16h00 en audience au ministère par Marc ESTOURNET, chef de service, adjoint au directeur général des ressources humaines. Lors de cette audience la FSU a exposé les revendications des AESH à savoir la création d’un statut de la fonction publique, l’abolition des PIAL et une augmentation immédiate des salaires.

M. Estournet a pris note de nos revendications mais sans y apporter aucune réponse, en dehors d’une hypothétique revalorisation salariale qui interviendrait à l’issue du Grenelle, éventuellement après la rentrée 2022.

Tout cela apparaît comme bien flou aucun réponse aucun calendrier social. Ce Grenelle de l’éducation ne serait il pas qu’un ultime moyen de communication vide sans réel volonté de prendre en compte les besoins du terrain ?

Les hypothèses et les belles paroles ne suffisent plus et ne vont pas nous faire vivre plus dignement. Les belles paroles ne nous permettront pas d’améliorer nos conditions de travail ni même d’accompagner dignement les élèves.

C’est pourquoi nous continuerons à nous mobiliser par tous les moyens possibles. Tous ensemble !!

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Déclaration CDEN ASH 8 avril

Rappelons également qu’une journée intersyndicale de mobilisation des AESH a lieu aujourd’hui pour dénoncer leurs conditions d’exercice et alerter l’ensemble des membres de la communauté éducative sur leur condition de travail et leur légitime demande d’une réelle revalorisation salariale. Les revendications de ces personnels de l’éducation indispensables pour nos élèves en situation de handicap méritent d’être entendues et des réponses doivent leur être apportées. La FSU demande la création d’un véritable statut, donc d’un véritable métier, lié à une formation qualifiante et un salaire décent, afin de rendre la fonction attractive, et de cesser le recours aux contrats et à la mutualisation pour gérer la pénurie par le truchement des PIALS. Les AESH ne doivent plus être considéré-es comme des employé-es de seconde zone, et leurs droits doivent être respectés. Faut-il rappeler qu’à la fin du premier confinement, ces accompagnants et accompagnantes n’ont pas reçu les masques que le Ministère a distribués à tous les personnels de l’EN. Les AESH avaient été oublié-es, alors qu’ils et elles travaillent au plus près des trop nombreux élèves dont ils et elles assurent le suivi, et dont certains ne portent pas de masque soit parce qu’ils sont trop jeunes soit parce qu’ils ont un certificat médical les exemptant du port du masque (en ULIS par exemple). Les PIALS accentuent les risques de propagation du virus entre les enfants mais aussi les établissements. Les AESH méritent, au titre de l’importance de leur mission, des temps complets assurant un salaire décent, et non plus une somme dérisoire, inférieure au seuil de pauvreté,qui en outre ne rend pas le métier attractif et génère une pénurie. Les AESH doivent être affecté-es, comme avant, à l’accompagnement d’un ou deux élèves, afin d’instaurer avec eux un véritable lien de confiance et d’assurer un réel suivi, indispensable à la réussite des enfants en situation de handicap.Pour cela, nous demandons aussi que ces personnels soient autorisés à consulter les gevascos .Leurs missions doivent être clairement définies et inscrites dans celui-ci. Les multi affectations liées aux PIALS, parfois sur des communes non limitrophes et à propos desquelles les AESH sont rarement consulté-es, ont des conséquences lourdes pour ces travailleurs et travailleuses précaires qui ne sont pas toujours véhiculé-es, entraînant une course contre la montre et des retards, parfois au sacrifice de leur pause déjeuner, l’impossibilité de se concerter avec les enseignants, et beaucoup de stress et de fatigue.Certains AESH sont même parfois obligé-es de quitter la salle avant la fin du cours pour arriver à l’heure dans un autre établissement.Cerise sur le gâteau, leurs frais de déplacement ne leur sont même pas remboursés, ce qui est proprement scandaleux. Nous demandons que la fiche de vœux d’affectation annuelle, qui a été supprimée en Seine et Marne, soit rétablie, que les AESH soient intégré-es aux équipes pédagogiques et affecté-es à des établissements.

C’est pourquoi la FSU demande :

des emplois à temps plein pour l’ensemble des AESH et non des temps partiels subis. Le contrat « type » est un contrat de 22 heures, rémunéré à hauteur de 720 euros environ.

une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail. Elle pourrait avoir lieu le mercredi après midi dans un contrat de travail de 35 heures.

des salaires décents

le versement de l’indemnité REP-REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire. Actuellement pour les PE elle est de 144,50 euros brut par mois en REP et de 387,17 euros brut par mois en REP+.

la création d’un statut de la fonction publique pour les AESH

le refus des PIAL qui obligent les AESH à suivre de plus en plus d’élèves, au détriment de la qualité d’accompagnement et qui ne respectent plus les besoins des élèves. Un PIAL peut regrouper 250 enfants pour 50 AESH environ.

la création du nombre d’emplois nécessaires pour couvrir tous les besoins d’accompagnement des élèves.

Répétons-le, leur situation s’est donc grandement dégradée avec la création des PIALS, à laquelle est venue s’ajouter la crise sanitaire, mettant en danger leur santé et celle des élèves. Nos collègues AESH se plaignent de la maltraitance institutionnelle dont ils et elles sont victimes avec ce nouveau fonctionnement :

changements (et/ou augmentation du nombre) d’élèves à tout moment, sans concertation, au détriment du suivi des élèves et de leur bien-être au travail.

modifications dans l’urgence des contrats par avenants envoyés par mails alors que la procédure impose un envoi par lettre recommandée.

pressions exercées par l’institution pour les obliger à accepter ces contrats, allant même parfois jusqu’à la menace de renvoi.

obligation de se former en dehors de leur temps de travail, avec des animateurs qui éludent les questions embarrassantes, et une formation en distanciel chronophage et qui leur semble souvent vide de sens. La FSU demande la suppression des PIAL qui ont pour but de renvoyer la gestion de la pénurie au local. Il est anormal que la gestion du temps d’accompagnement d’un élève soit décidée et limitée en fonction de la disponibilité des AESH présents localement

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