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5 février 2021

CARTE SCOLAIRE 2021 - Tout ce qu’il faut savoir sur les GT des 2 et 4 février ! ! MAJ 05.02

Lignes directrices, indicateurs de gestion... tout ce qu’il faut savoir sur la carte scolaire de la rentrée 2021 !

Maj 05.02 : Ajout de la deuxième journée de GT.

1er jour de GT

Hier, mardi 02 février, débutaient les opérations de carte scolaire préparant la rentrée 2021. Réunis à l’inspection académique pour une première journée de GT (Groupe de Travail), vos 5 représentants du SNUipp-FSU 77, ceux des autres organisations syndicales (SNALC, CGT, UNSA et FO), ainsi que la DASEN (Madame Debuchy), l’IEN-Adjoint (Monsieur Bousquet, remplaçant Madame Alcindor), et deux autres représentantes de l’administration se trouvaient autour de la table.

L’inspectrice d’académie a commencé par annoncer qu’elle avait obtenu, pour la première fois depuis des années, une dotation de 136 postes pour la Seine-et-Marne. Cette dotation à trois chiffres, que la DASEN a pu « arracher » au rectorat, n’est sans doute par étrangère aux nombreuses actions que le SNUipp-FSU 77 a mises en place pour dénoncer la situation désastreuse de l’encadrement dans notre département (101e sur 101) et son retard colossal de 814 postes pour parvenir au niveau d’encadrement moyen de la France métropolitaine (voir cet article où vous pouvez télécharger la Tribune n°1091). Nous avons en effet envoyé nombre de courriers ainsi que notre Tribune n°1091 « Spécial carte scolaire » à différents journaux et à tous les maires de Seine-et-Marne, initiative qui a rencontré un grand succès : plusieurs articles ont vu le jour et les demandes de rencontres avec les équipes municipales se sont multipliées, tous les élus se montrant très intéressés par le regard différent que nous pouvions leur apporter sur leurs écoles en matière de carte scolaire. Avec ces 136 postes, le 77 allait enfin pouvoir prendre une petite bouffée d’oxygène, l’administration bénéficiant d’une enveloppe de postes qui lui permettrait de prononcer davantage d’ouvertures et moins de fermetures.

Madame Debuchy, après nous avoir précisé qu’elle ne nous donnerait pas son projet de mesures mais pointerait uniquement les écoles qui avaient des effectifs particulièrement bas, annonça ensuite ses lignes directrices pour cette carte scolaire :


- Tout d’abord, le maximum de supports seront mis sur la table dès cette phase de février afin d’éviter autant que possible les fermetures sèches en juin et septembre.

- Il n’y aura aucune école où deux fermetures seront prononcées simultanément.

- Un regard attentif sera porté sur certaines écoles en fonction de leur IPS (Indice de Position Sociale).

- La ruralité continuera à bénéficier d’un regard bienveillant pour ne pas créer une rupture avec les deux années précédentes, toutefois son indicateur sera aligné sur l’EP (25 élèves/classe).

- Les dédoublements en REP et REP+ se poursuivront.

- La maternelle se verra attribuer une dotation d’une cinquantaine de postes supplémentaires, ses effectifs étant, selon la DASEN, plus difficiles à estimer vu l’augmentation de l’instruction à domicile. Les GS à 24 seront généralisées à tout le département (exception faite des doubles niveaux incluant les GS dont l’indicateur de gestion repassera comme pour toutes les maternelles à 29).

- L’indicateur de gestion sera de 27,5 pour l’élémentaire et de 26 pour les écoles primaires.

- Les élèves d’ULIS école seront limités à 12 élèves (conformément au texte de loi) et seront pris en compte dans les effectifs de l’école.

- Les décharges de direction des écoles de 13 classes seront augmentées (de 0,5 à 0,75) et celles de 9 classes passeront de 0,33 à 0,50. Un renfort de BD sera déployé pour les directions d’école de moins de 3 classes.

Il est à noter qu’une attention particulière sera accordée aux petites écoles qu’une fermeture ferait passer de 3 à 2 classes. La DASEN précisa tout de même que dans les années qui viendraient, ce regard changerait et qu’il serait bon que les mairies procèdent à des regroupements (RPI, fusions…). Ce qui posera nombre de problèmes, à commencer par celui des transports… mais nous y reviendrons et vous pourrez, comme toujours, compter sur la vigilance de vos représentants du SNUipp-FSU 77 pour protéger les intérêts de nos écoles, collègues et élèves.

Commença alors l’analyse des circonscriptions. Le nombre de présents étant limité pour respecter les conditions sanitaires, le SNUipp-FSU 77 s’organisa pour faire intervenir ses référents de circonscription en visioconférence et par téléphone permettant ainsi d’apporter, à l’échelle départementale, une expertise de terrain et une finesse d’analyse qui faisait défaut aux autres organisations syndicales.

Cette première journée de GT s’acheva après l’examen de 16 circonscriptions. La séance fut levée et l’analyse des circonscriptions restantes et de l’ASH remises au deuxième jour de GT le jeudi 04 février. Le CTSD reste maintenu au mardi 09 février.

2ème jour de GT

Le jeudi 04 février, à nouveau réunis à l’inspection académique pour le deuxième jour de GT carte scolaire, nous avons commencé par obtenir du secrétaire général, M. Demont, certaines réponses à des points préoccupants que nous avions soulevés…

Les démissions

- Un point a été fait sur les démissions en Seine-et-Marne : à date égale, au 3 février 2020 il y avait 12 EFS et 19 titulaires qui avaient démissionné, soient 31 démissions tandis qu’au 3 février 2021, il y en avait 20 et 15 soit 35 (NB sur l’ensemble de l’année dernière, 27 EFS + 34 titulaires, soit 61 collègues ont donné leur démission).
- Quant aux AESH : depuis septembre 2020, le nombre d’AESH ayant rendu leur démission atteignait 68. L’administration a beau dire que ce n’est qu’une goutte (d’environ 3,4% tout de même…) à l’échelle des 2000 ETP qui leur sont consacrés, nous autres enseignants savons très bien qu’il en manque énormément pour répondre à la demande croissante d’inclusion -certains AESH suivant actuellement 6 enfants-, et que ces démissions ne vont, encore une fois, pas arranger la situation de l’inclusion dans notre département.

Les stagiaires

Il faudrait une augmentation importante du nombre de stagiaires (environ 600) afin de préparer la rentrée dans de bonnes conditions. En effet les besoins vont augmenter pour coller à la dotation, remplacer les départs à la retraite, les disponibilités, les démissions… mais cela ne sera pas sans poser de soucis :

- Tout d’abord pour trouver ce nombre considérable de stagiaires : le concours de l’académie de Créteil n’attire pas les foules, pas seulement à cause des problèmes récurrents dont souffrent les enseignants français (sous-payés, mal-considérés, croulant sous les injonctions chronophages…), mais également à cause de la géographie de la Seine-et-Marne (éloignement, difficultés pour se déplacer sur la moitié est du 77…) ou une possibilité de se retrouver dans un département non désiré (Seine-Saint-Denis, Val de Marne) pour quelques années si l’on est mal placé au concours.

- Ensuite, par rapport aux berceaux : en effet, les écoles de notre département vont devoir accueillir ces 600 stagiaires, et cela se fera au travers de postes réservés (les « berceaux ») et bloqués lors du mouvement intra. Et s’il est toujours bon d’avoir du « sang neuf » parmi nos enseignants, il faut que les collègues et directeurs de leurs écoles d’affectation prennent sur leur temps pour les conseiller, guider, écouter…Bref, alors que l’inspection académique envoie ses CPC les visiter quelques fois dans l’année, c’est sur TOUS leurs jours de classe que nos collègues doivent les accompagner… et ce, sans compensation horaire ou financière. En résumé, encore une surcharge de travail pour les enseignants. L’administration espère ainsi former nos jeunes collègues à moindre coût. Cette dernière a également reconnu que la recherche de ces berceaux d’école représentait une grosse charge de travail pour leurs services. En effet, du point de vue du SNUipp-FSU, un berceau doit être adapté aux débutants, il est donc impossible de les mettre en difficulté en installant un tel poste dans une classe unique méga-multi-niveaux ou dans une zone réputée difficile.

Les masques

Depuis le début de la pandémie, nous faisons remonter en CHSCT les problèmes que posent les masques fournis par l’Éducation nationale en encourageant les collègues à déposer des fiches RSST (Registre de Santé et de Sécurité au Travail) : tout d’abord en nombre insuffisant, les premiers se sont même avérés potentiellement toxiques. Les suivants, lavables 5 fois étaient si sales que les enseignants ne pouvaient pas les porter tant devant les enfants que devant leurs parents. Quant à la dernière fournée, il s’agissait de masques magiques et lavables 50 fois, permettant ainsi aux enseignants de les garder jusqu’à la fin de l’année. Cependant, il s’avère que cette dernière mouture est également catastrophique : sans même parler de leur fragilité (la couture des élastiques cassant facilement), les masques n’ont pas tous la même taille ! Ceci a été vérifié par le secrétaire général lui-même qui a testé plusieurs cartons ! Inutile, donc, de s’étonner que nos collègues nous fassent remonter que certains masques, trop petits, tirent à l’excès sur leurs oreilles…

Un point a également été fait sur les masques transparents : tout d’abord annoncés comme étant prévus pour toutes les maternelles, UPE2A et structures ASH de France et de Navarre, ils étaient en nombre tellement insuffisant qu’ils n’ont pu être distribués qu’aux enseignants et élèves des structures ASH spécialisées dans les troubles de l’audition ! A noter que si un collègue du circuit ordinaire accueille un élève présentant un problème de surdité, il peut, sur simple demande à l’inspection académique, en recevoir pour lui et son élève.

Concernant la suite de la carte scolaire...

Ce n’est qu’alors que nous sommes passés à la deuxième partie de l’analyse du projet de carte scolaire : nous avons étudié la dizaine de circonscriptions qu’il restait, l’administration ne pointant encore une fois du doigt que les écoles avec des effectifs bas, annonciatrices sans doute de mesures de fermeture lors du CTSD du mardi 9 février.

...et l’ASH

Enfin, nous avons terminé ces groupes de travail par l’enseignement spécialisé. Seulement, les échanges concernant l’ASH se sont déroulés de telle façon que nous n’avons RIEN à vous transmettre pour le moment. En effet, l’administration, outre nous avoir parlé de sa politique volontariste pendant une demi-journée, ne nous a transmis des documents de travail ne contenant que les chiffres actuels sans aucune projection pour la rentrée 2021. Aussi, faute d’informations fiables, il faudra attendre le CTSD de mardi 9 afin d’obtenir une visibilité sur le projet ASH de la DASEN pour la rentrée 2021.

 

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