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3 décembre 2020

CR CHSCT 24 11 2020 ET COVID

Pour toutes les questions de santé et de sécurité au travail, vous pouvez vous adresser au Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail du SNUipp - FSU 77.

Compte Rendu du CHSCT du 24 11 2020

Mme la DASEN prend la parole pour revenir sur certains points de la déclaration et donner quelques informations :

Madame la DASEN nous affirme que le Pôle médical a été renforcé pour faire face à la situation et juge donc avoir une bonne capacité de réaction.

Elle nous annonce que les conditions sanitaires s’améliorent mais que ça ne se voit pas pour le 77 car les effets du couvre feu se sont surtout et avant tout fait sentir dans les zones urbaines. Même si les chiffres s’améliorent, on reste dans une situation de prévention jusqu’en juin. Elle explique que les enquêteurs ARS de la CPAM s’occupent de la sphère privée et que l’IA / le rectorat vont s’occuper de ce qui se passe dans les établissements scolaires, avec bien sûr des interférences entre la sphère privée et la sphère travail ( EN).

Mme la DASEN assure qu’une permanence médicale est en place même pendant le WE. Elle nous annonce qu’une dotation académique va avoir lieu en AED et en contractuels pour le 1er degré pour compenser les absences liées aux arrêts en lien avec les cas covid +, les cas contact et les ASA pour personnes vulnérables. Ces AED vont pouvoir assurer le remplacement dans les équipes de vie scolaire quand il y a des arrêts liés à la covid . Des brigades - équipes mobiles vont être mises en place pour suppléer des absences dans certains endroits. La répartition de ces moyens humains n’est pas connue à l’heure actuelle pour chacun des départements . Il s’agit d’une dotation académique de 40 ETP contractuels année, soit 20 personnes sur 4 mois. Ils seront recrutés avec des contrats courts (jusqu’en février 2021).

Les personnels recrutés devraient être formés sur 2 jours ? Oui, il faut être réactif !

En cas de souci actuellement, la réglementation s’applique : responsabilité de l’employeur, protection fonctionnelle… L’IA est dans l’accompagnement et n’incriminera jamais un enseignant sachant qu’ils font leur possible pour appliquer le protocole.

Les Avis :

AVIS 1 :

Le CHSCT D 77 demande l’embauche de personnels par les collectivités permettant le nettoyage et la désinfection quotidiens de tous les locaux en accord avec le protocole.

Vote : 7 pour ( 5 FSU - 1 UNSA - 1 FO) sur 7 votants.

AVIS 2 :

Le CHSCT D 77 demande le recrutement de professeurs afin de permettre le dédoublement de toutes les classes, en accord avec les mesures de distanciation préconisées par le protocole.

Vote : 7 pour ( 5 FSU - 1 UNSA - 1 FO) sur 7 votants.

AVIS 3 :

Le CHSCT 77 demande le recrutement d’AED afin de permettre la mise en place du protocole sanitaire dans les établissements (surveillance des différentes zones de la cour et des couloirs).

Vote : 7 pour ( 5 FSU - 1 UNSA - 1 FO) sur 7 votants.

AVIS 4 :

Le CHSCT 77 demande la suppression du jour de carence pour les personnels de l’Education Nationale et la reconnaissance en maladie professionnelle en cas de contamination par la COVID-19.

Vote : 7 pour ( 5 FSU - 1 UNSA - 1 FO) sur 7 votants.

AVIS 5 :

Le CHSCT 77 demande la fourniture de masques FFP2 pour les infirmières, les AESH, ainsi que pour les personnels qui sont en contact avec des élèves sans masque, notamment au moment des séances d’EPS, de la prise de repas et en cas de dispense du port de masque.

Vote : 7 pour ( 5 FSU - 1 UNSA - 1 FO) sur 7 votants.

AVIS 6 :

Le CHSCT 77 demande la révision de la notion de cas contact COVID, notamment entre enfants ne portant pas de masque. Ce sont des situations rencontrées notamment lors des séances d’EPS (piscine, vestiaire,...) ou à la cantine.

vote : 6 pour ( 5 FSU - 1 UNSA ) / 1 abstention (1 FO) sur 7 votants

AVIS 7 :

Le CHSCT 77 demande un retour aux conditions d’éviction en vigueur à la rentrée de septembre 2020, soit un cas positif COVID avéré qui entraîne la mise en quatorzaine de toutes les personnes contacts sans masque (cantine, piscine, vestiaire,...).

Vote : 7 pour ( 5 FSU - 1 UNSA - 1 FO) sur 7 votants

Questions :

I - Les cas positifs dans le 77. Où en sommes-nous ?

Réponse : Ils ont seulement les chiffres académiques, pas par département... Il y a un communiqué de presse du rectorat qui annonce ces chiffres.

II - Mise en place du protocole renforcé au sein des établissements

La distanciation physique est rendue impossible par le nombre d’élèves par classe par rapport à la taille des classes. Pourquoi ne pas envisager des ½ classes en collèges comme cela se fait au lycée ? Réponse : Cette solution n’est pas envisagée actuellement. Au sein des collèges ou des grandes écoles de plus de 300 élèves, il est impossible que les classes ne se croisent pas. Comment faire ? Réponse : Le protocole prévoit de limiter, pas d’empêcher les brassages en fonction de la configuration de l’établissement. Certains établissements ont choisi de laisser les élèves en classe pendant les récréations et les inter-cours. Se pose alors la question de la responsabilité lorsque les élèves se retrouvent seuls dans la classe, avec un surveillant par couloir : Qui sera responsable en cas de problème ( dégradation du matériel - défenestration - bagarre …) ? Réponse : la réglementation s’applique : pour tous les temps entre 2 cours ( intercours) : la responsabilité incombe aux enseignants et au chef d’établissement ; pour les récréations et le temps de demi pension : c’est de la responsabilité de la vie scolaire ; - pour les récréations en classe : c’est de la responsabilité du chef d’établissement puisque c’est lui qui met en place le protocole. Le moment de la demi-pension est un moment très critique puisque les élèves, non masqués, mangent face à face, favorisant la propagation du virus. Comment éviter cela ? Peut-on allonger la plage horaire de la DP quitte à supprimer quelques cours autour de la DP pour échelonner les prises de repas ?

Réponse : on peut allonger la durée du service et / ou raccourcir les temps de repas. Mais les temps qui sont pris sur les cours sont comptabilisés dans les temps d’enseignements dûs aux élèves et il faudra en tenir compte. Quelle latitude a-t-on pour aménager les horaires de l’école pour éviter le brassage ? Doit-on faire signer un nouveau règlement de l’école ou un accord des parents pour dégager la responsabilité des enseignants ? Réponse : C’est sous l’autorité du maire qui émet un avis.

6 ) Quand aurons-nous des consignes claires sur un éventuel aménagement des programmes sachant que de nombreux collèges ont dû supprimer certains cours afin de permettre une arrivée et un départ échelonné des élèves et que certaines classes ne vont pas avoir le nombre d’heures d’enseignements prévu ?

Réponse : en aucun cas les établissements ne peuvent supprimer des cours ! Le protocole doit être présenté au CA mais ne fait pas l’objet d’un vote. Par contre, si ce protocole prévoit des modifications au niveau de l’organisation des enseignements, alors il doit être voté au CA et doit recevoir l’approbation du rectorat.

7) Comment s’applique la jauge dans les établissements scolaires ? “L’employeur définit et affiche une jauge précisant le nombre de personnes pouvant être présentes simultanément dans un même espace dans le respect des règles de distanciation physique (4m2 par personne afin de garantir une distance d’au moins un mètre autour de chaque personne dans toutes les directions).” https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14410 Cette jauge est-elle valable uniquement pour les réunions ( Conseils d’école, Conseils des maîtres, conseils de cycle, les équipes éducatives, animations pédagogiques…) ?

Réponse : Voir la FAQ de l’éducation nationale à adapter au cas par cas. La règle est le distanciel lors de toutes les réunions de CE, CM, Conseil de classe, animations pédagogiques. → voir FAQ : page 10 et le décret du 21 oct : 6 personnes maximum dans le domaine professionnel par réunion. Seuls les conseils de discipline se feront en présentiel. La norme est donc le distanciel. Si le distanciel n’est pas possible alors, on a recours au présentiel à condition que les conditions sanitaires soient réunies.

8) Peut-on en primaire refuser d’aller à la piscine puisque c’est un espace clos et non ventilé, que les élèves n’ont pas de masque. La liberté pédagogique est-elle recevable pour ne pas y aller ? Sera-t-on sanctionné ?

Réponse : La natation fait partie des activités obligatoires. On ne peut pas y déroger.

III - Personnels vulnérables

1) Les personnels en ASA peuvent-ils être placés en télétravail ou non ?

Va-t-on mettre un remplaçant ? Quel est le délai de réponse (pour la demande d’asa), faut-il attendre la réponse ? Une Asa est-elle valable pour toute la durée du confinement ou pas ? Comment accueillir les élèves des autres classes alors que le brassage est interdit et que les enseignants sont soumis à des règles auxquelles ils ne peuvent déroger ?

Réponse : Pas de distanciel possible dans le 1er degré. Dans le second degré, c’est envisageable si un encadrement par des AED est possible. ASA : il faut avertir le chef qui fait une réponse.

2) Quel est le taux d’occupation des brigades de remplacement ? :

Réponse : le taux d’occupation est de 90%. Elles sont toutes mobilisées.

3) Certains chefs demandent aux personnels vulnérables de revenir travailler dans l’établissement alors que les mesures de protections renforcées ne sont pas mises en oeuvre ( secrétaires)...

Réponse : Dès lors que les mesures de protection renforcées sont mises en place, les personnes peuvent revenir.

Si il y a désaccord : Il faut remplir les registres SST ou DGI et les faire remonter à la DSDEN. Si les collègues ne font pas remonter d’écrits, l’IA ne peut pas intervenir.

IV - impact de la situation sanitaire sur les conditions de travail des personnels - risques psychosociaux

Une grosse fatigue + des troubles musculo-squelettiques commencent à apparaître chez les enseignants de collège qui se déplacent de salle en salle avec sous un bras le clavier et la souris, dans l’autre leur sac de cours avec les copies d’élèves à rendre et parfois une pile de livres car certains établissement ont fait le choix de laisser les manuels au fond de leurs salles pour éviter la surcharge des cartables des élèves.

Réponse : Il faut faire de la prévention et mettre à jour le DUERP. Si le chef d’établissement choisit cette solution, c’est de sa responsabilité.

2) Il faut faire attention à ne pas mettre une pression inutile sur les enseignants et les directeurs qui sont déjà trop fortement sollicités. Quid de l’allègement des tâches du directeur ? Tous les enseignants sont parfois de surveillance ou de service suite aux aménagements dûs au nouveau protocole. Ils n’ont même pas le temps d’aller aux toilettes.

Réponse : Pour décharger les directeurs de certaines tâches, l’IA propose d’envoyer à tous les personnels un lien renvoyant sur le site où les personnels pourront télécharger les circulaires...

3) Accueil des stagiaires dans les classes de MAT, les aed… Y-a-t-il une pause pour la mise en place de ces stages ? Comment cela va-t-il se passer ?

Réponse : Le secrétaire Général va poser la question et reviendra vers nous.

4) Un recrutement supplémentaire de personnels dans le primaire est-il envisagé pour éviter de réquisitionner les RASED ?

Réponse : Ils ont fait un appel à candidature pour avoir un vivier de contractuels qualifiés mais en attendant, pour éviter de laisser les élèves sans enseignants, la DASEN demande aux RASED de prendre en charge une classe.

5) Quid des directeurs dont la décharge est une personne vulnérable placée en arrêt ? Auront-ils un remplaçant ? Notamment pour les directeurs d’école de 2 classes qui n’ont déjà pas eu leur quota de décharge après la reprise en mai 2020 !

Réponse : Il faut faire un mail pour que les personnes concernées ne soient pas encore soumises à ce problème de quota de décharge non respecté. L’organisation du remplacement est très tendue en ce moment.

6) Les directeurs pourront-ils récupérer les heures qu’ils ont faites pendant les vacances pour pouvoir organiser la mise en place du protocole ?

Réponse : Il faut attendre un cadrage national (pour le dédommagement des heures supplémentaires des directeurs).

7) Un avis définitif sur les masques a-t-il été rendu ? Sont-ils nocifs ?

Comment protéger les personnes vulnérables alors que l’éducation nationale ne peut pas fournir les masques ffp2 ? Quid des personnes à risques qui continuent de venir travailler sans le masque ffp2 ? Y-a-t-il une responsabilité de l’éducation nationale qui ne peut pas fournir ces masques ffp2 ?

Réponse : Il va falloir que soit établi un lien entre la pathologie et le port du masque… Si la nocivité des masques est avérée : alors des mesures seront prises.

8) La maternelle : les élèves peuvent donc transmettre le virus. Les enseignants devraient être équipés de masques de type 2 et de visières ou masques transparents. Difficultés vis-à-vis de la phonologie entre autres …

Réponse : Pas de masque FFP2. Ils sont réservés pour d’autres personnels. En cas de contamination, il faudrait prouver que la contamination s’est opérée sur le lieu de travail.

9) Qu’en est-il des masques spécifiques (masques inclusifs) pour classes spécifiques ?

Réponse : Les masques inclusifs sont réservés aux élèves avec troubles sensoriels auditifs ! ( Ulis ou pas)

10) Les personnels souhaiteraient être prévenus lorsqu’il y a une décision importante, comme la suppression de la prime ISAE pour les MF.

Réponse : Cela a été revu. La régularisation se fera sur la paye de décembre. Le SG va vérifier que cela soit bien exécuté.

11) Le dispositif EILE (enseignements internationaux de langues étrangères) peut-il continuer ?

Réponse : Les EILE peuvent regrouper des élèves de niveaux et d’écoles différentes, ce qui implique le brassage des élèves. Il est, dans ce cas, recommandé de suspendre le dispositif en présence.

12) Nous faisons remarquer que, depuis la nouvelle circulaire, c’est maintenant au chef d’établissement de faire l’enquête et de demander de reprendre le travail et que cela peut aboutir à des enquêtes bâclées et une injonction à reprendre le travail alors que le danger n’a pas été écarté.

Si le chef demande au personnel de reprendre le travail alors que le danger grave et imminent n’est pas levé, il devra assumer sa responsabilité, y compris pénalement.

Réponse : tous les chefs d’établissement n’ont pas la même expertise. L’enquête peut cependant se poursuivre et les enseignants ont d’autres recours.

Et si un chef d’établissement ne se sent pas de répondre à un DGI, pourra-t-il demander de l’aide ?

Réponse : Il faudra demander à ce que le CHSCT soit associé à l’enquête.

13) Que faire quand il n’y a pas de réponse à une fiche RSST ?

Réponse : Si suite à un signalement par une fiche RSST, rien n’est réglé, rien a été fait, il faut faire une nouvelle fiche en faisant référence à la 1ère fiche RSST.

La FSU demande que des retours soient faits systématiquement aux collègues qui ont rempli des fiches RSST car les collègues reviennent vers nous pour demander des nouvelles et nous mêmes ne sommes au courant que bien plus tard (ou pas).

Le décret n° 2020-1365 du 10 novembre 2020 et la circulaire d’application dans la Fonction publique remplacent celui du 5 mai sur les personnels vulnérables. Dans ce nouveau décret, un 12ème critère de vulnérabilité a été ajouté.

Les personnels relevant de l’une des situations détaillées ci dessous sont placés :
- en télétravail, pour l’intégralité de leur temps de service, lorsque le télétravail est possible,
- en autorisation spéciale d’absence (ASA) lorsqu’ils-elles ne peuvent pas télétravailler en raison de la nature des fonctions qu’ils-elles exercent ET que les mesures de protection renforcées ne sont pas applicables par l’employeur.

Les 12 critères de vulnérabilité

- 1. Être âgé-e de 65 ans et plus,

- 2. Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV,

- 3. Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications,
- 
4. Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment),

- 5. Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée,

- 6. Être atteint-e de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie),

- 7. Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2),

- 8. Être atteint-e d’une immunodépression congénitale ou acquise :
 – médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive, – infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3, – consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, – liée à une hémopathie maligne en cours de traitement,

- 9. Être atteint-e de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins,

- 10. Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie,

- 11. Être dans le troisième trimestre de la grossesse,

- 12. Etre atteint-e d’une maladie du motoneurone, d’une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d’une tumeur maligne primitive cérébrale, d’une maladie cérébelleuse progressive ou d’une maladie rare.

Sur la base d’un certificat médical (sauf pour les personnels agés de plus de 65 ans), l’agent-e est placé-e en télétravail, pour l’intégralité de son temps de travail. Si le recours au télétravail est impossible, il appartient à l’employeur de déterminer les aménagements de poste nécessaires à la reprise du travail en présentiel par l’agent-e concerné-e, dans le respect des mesures de protection telles que préconisées par le Haut Conseil de santé publique décrites ci-dessous.

Si l’aménagement du poste est impossible, et cela est le cas pour les personnels travaillant dans les écoles, alors l’employeur place l’agent-e en ASA (autorisation spéciale d’absence).

MAJ 10 11 2020

Trois membres du collectif « Du côté de la science » et le SNUipp-FSU font le point sur l’état des connaissances sur l’épidémie dans l’objectif de contribuer à élaborer un protocole alternatif ambitieux permettant la continuité de l’école à travers une visioconférence.

Compte rendu du point CHSCTA Créteil du vendredi 6 nov 2020

MAJ 20 11 2020

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FAQ Coronavirus 2020 19 11 20

MAJ 22 10

Covid-19 : les organisations syndicales reçues par le ministère

Mardi 20 octobre s’est tenue au ministère de l’éducation nationale une réunion visant à faire le point sur la situation sanitaire.

Le directeur de cabinet a présenté le point de situation (au 16 octobre) diffusé par le ministère faisant état de 27 structures scolaires fermées (22 écoles, 3 collèges et 2 lycées) et de 293 classes arrêtées. Sur les 7 derniers jours, 8223 élèves et 2063 personnels ont été confirmés positifs.

Il a fait état d’une situation qui s’accélérait avec plus de 2000 cas de Covid confirmés dans les dernières 24 h (1713 élèves et 440 personnels).

La délégation de la FSU est intervenue pour alerter solennellement sur l’état d’épuisement de la profession et qu’aux risques sanitaires directement liés à la COVID, s’ajoutent désormais de manière évidente la croissance de risques psychosociaux et leurs conséquences sur la santé des agents. Elle est revenue dans le détail sur les éléments des enquêtes Covid du SNUipp-FSU et du SNES-FSU. L’Engagement des collègues est immense pour maintenir l’école dans des conditions de protection satisfaisante.

La FSU a réaffirmé son opposition au jour de carence et demandé à minima sa suspension dans la mesure ou l’état d’urgence sanitaire est à nouveau proclamé.

La FSU a interrogé sur une possible mise en œuvre de la phase 1 du plan de continuité pédagogique dans les zones les plus contaminées et la nécessité dans cette hypothèse de donner aux équipes le temps et les moyens suffisants. En réponse, le ministère signale qu’une éventuelle application de la phase 1 du plan de continuité pédagogique doit pouvoir être anticipée et ne pas être décrétée du jour au lendemain.

La FSU est revenue à la charge concernant les masques, en appelant à la responsabilité du ministère.

A propos des masques DIM, la secrétaire générale a rappelé qu’il s’agissait d’une commande de l’état dans une logique de production de masques réutilisables et de constitution du stock stratégique. Les deux zéolithes utilisées sont des « produits non interdits mais en cours de ré-autorisation ». Le gouvernement a commandé une expertise à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Les résultats devraient être disponibles début de semaine prochaine.

C’est pourquoi, dans l’attente, le ministère demande aux académies de retirer les masques par précaution, de recommander de ne plus les porter et de distribuer des masques issus de leurs stocks à la rentrée.

Des masques chirurgicaux seront distribués aux personnels vulnérables et masques tissus sans traitement biocide seront mis à disposition des autres personnels d’ici la rentrée.

La FSU a également réitéré sa demande d’un retour intégral au décret du 5 mai concernant les agent.es vulnérables. Elle a averti à propos de certaines situations de non mise en œuvre des gestes barrière et des règles sanitaires en demi-pension et des conditions d’aération des salles, notamment avec la venue du froid.

Toutes les organisations ont fait part du sentiment des collègues que les règles communes ne s’appliquaient pas à éducation nationale, ajoutant ainsi de la défiance là où la clarté et la cohérence seraient de mise.

A la suite des interventions des organisations syndicales, le ministère a tenu à préciser que l’essentiel des contaminations dans le milieu scolaire aurait « des origines extérieures ». Il affirme mesurer l’engagement et l’état de fatigue des personnels.

Comme le signalait déjà la ministre de la transformation et de la fonction publiques, le gouvernement tirera les conséquences de l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant les cas vulnérables et « précisera le cadre qui s’applique ». L’objectif est de revenir au régime précédent (liste des 11 pathologies dans le décret du 5 mai) sauf pour les proches vulnérables.

Cette décision vient d’être rendue publique

Enfin, à propos du traçage, le ministère rappelle que les directeurs n’ont pas à prendre les responsabilités de l’ARS ou des CPAM. Ils ne sont chargés que la transmission des décisions prises. Le ministère admet que cette tâche est lourde et que les directrices et directeurs suppléent ainsi à ces organismes qui « n’arrivent pas, les directeurs et directrices doivent pouvoir bénéficier de l’appui des IEN et des DDEN »...

MAJ 15 10

Masques toxiques fournis par le MEN ?

Pour l’heure, la FSU s’adresse au 1er ministre pour exiger l’abrogation de la circulaire du 1er septembre et rappeler ses revendications en matière de prise en compte des affections pour les arrêts depuis le 1er septembre afin d’une part que les jours de carence soit payées et d’autre part que les arrêts maladies soient transformés en ASA.

MAJ 08 10

Crise sanitaire et conditions dégradées, une seule solution : saisir le CHSCT

Tract intersyndical FSU77 CGTEduc77 SUD Educ 77

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Saisir le CHSCT tract IS oct 2020

MAJ 21 09 Modifications de la définition des cas contacts à risque dans les écoles primaires.

Comment sont identifiés les « contacts à risque » ? L’identification des contacts à risque se fait sur la période des 7 jours précédant l’éviction du cas confirmé. Si le cas confirmé est symptomatique et que la date de début des symptômes est connue, alors l’identification se fera sur la période allant de 48h avant le début des signes au jour de l’éviction.

Au vu de l’avis du Haut conseil de la santé publique du 17 septembre 2020, un personnel portant un masque grand public de catégorie 1 (comme ceux fournis par le ministère de l’Education nationale) ayant eu un contact avec un enfant de moins 11 ans détecté positif Covid-19 qui ne portait pas de masque n’est pas considéré comme contact à risque.

Dans ce même avis du 17 septembre 2020, le HCSP estime qu’il n’y a pas lieu de considérer comme contact à risque un enfant de moins de 11 ans ayant eu un contact avec :
- un adulte testé positivement covid-19 qui porte un masque grand public de catégorie 1 (comme ceux fournis par le ministère de l’Education nationale) ;
- un autre enfant de moins de 11 ans testé positivement Covid-19, bien qu’il ne porte pas de masque.

En conséquence, dans le premier degré, l’apparition d’un cas confirmé parmi les enseignants, dès lors qu’il porte un masque grand public de catégorie 1 (comme ceux fournis par le ministère de l’Education nationale), n’implique pas que les élèves de la classe soient considérés comme contacts à risque.

De même, l’apparition d’un cas confirmé parmi les élèves n’implique pas que les autres élèves de la classe soient identifiés comme contacts à risque ou que les personnels soient identifiés comme contacts à risque, dès lors que ces derniers portent un masque grand public de catégorie 1. Toutefois, dans la circonstance où trois élèves d’une même classe (de fratries différentes) seraient positifs au Covid-19, alors les élèves et les personnels de la classe doivent être considérés comme contacts à risque.

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faq-coronavirus 25 11 2020

Voici un visuel reprenant les différentes situations liées au COVID.

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2020-09-20_Procedures_personnels_enseignants_premier_degre_SNUipp_FSU_77

MAJ 18 09 Vous pouvez consulter les réponses de l’administration aux avis émis par le CHSCT 77.

MAJ 15 09

Compte rendu du CHSCT Ministériel du 11 septembre 2020

 

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