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15 novembre 2012

RÉSULTATS D’ENQUÊTE
Refondation : la parole des enseignants

De nombreux enseignants du département ont rempli cette enquête. Ils sont favorables à une réforme, mais pas n’importe laquelle. Explications avec l’enquête du SNUipp qui leur donne la parole et porte leurs voix dans les négociations.
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Faut-il réformer l’école ? A cette question les enseignants ne répondent pas non à l’heure où se négocient le contenu de la future loi d’orientation et de programmation pour l’école et celui de nouvelles circulaires. Le SNUipp n’a cessé, depuis l’ouverture de la concertation en juillet, de demander qu’on entende leur parole. Mais l’oreille du ministère n’y est pas toujours très attentive ; il avait par exemple refusé d’accorder une demi-journée banalisée pour participer à cette concertation. Alors, le syndicat est allé la recueillir cette parole, pour mieux la porter dans les négociations. Une démarche approuvée par les intéressés. Ils ont été près de 24 000 à répondre à l’enquête conduite avec Harris Interactive. La quasi-totalité d’entre eux estime que le syndicat doit jouer un rôle de passeur, entre les enseignants et le ministère. C’est le cas à 92%, par exemple, pour la réforme des rythmes. Ces réponses valident la démarche du SNUipp et renforcent les propositions qu’il soutient. Mais le principal enseignement est dans le fait que les enseignants plébiscitent à 89% l’idée d’une réforme du primaire. Il s’agit d’un soutien « sur le principe » car ils ne veulent pas n’importe quelle réforme. Si le primaire doit être la priorité comme l’affiche le gouvernement, la réforme doit se concentrer sur les aspects qui fonctionnent le moins bien à l’école et qui conduisent environ 15% à 20% des élèves à rentrer au collège avec des difficultés en Français et en Maths.

Les rythmes, l’arbre qui cache l’ampleur des enjeux

Depuis plusieurs semaines le débat public a focalisé sur la réforme des rythmes (qui ne figure pas dans la loi mais doit faire l’objet d’une circulaire), réduisant du coup l’ampleur des enjeux. Chez les professeurs des écoles, les avis sont partagés, seuls 35% considèrent que c’est une action prioritaire. Mais la moitié d’entre eux sont favorables au passage à la semaine de 4 jours et demi. S’ils souhaitent un changement, c’est surtout sur la mise en place d’une alternance entre 7 semaines de classe et 2 semaines de vacances pour 85% d’entre eux. De même, 61% réclament des cours finissant à 15h30. En tout état de cause, plus des trois quarts des maîtres estiment que l’intérêt des élèves doit primer sur celui des enseignants et des parents. Pour les enseignants, les principales mesures attendues sont la diminution des effectifs par classe, la refonte de la formation des maîtres, le plus de maîtres que de classes, des moyens supplémentaires pour les écoles qui concentrent le plus grand nombre de difficultés scolaires... Parmi les principales préoccupations figurent les évaluations nationales. Pour 70%, elles doivent avant tout servir à comprendre la nature des difficultés et des réussites des élèves en début d’année. D’autre part, ils sont 61% à penser que l’aide personnalisée doit être intégrée au temps d’apprentissage. Cette réflexion s’accompagne du souhait de repenser les dispositifs d’aide à la difficulté scolaire.

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