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17 mars 2020

Face aux rumeurs et injonctions diverses : rappel des consignes Coronavirus

Face aux diverses injonctions qui se font jour, il est impératif de rappeler que si l’Éducation Nationale doit contribuer à l’effort de lutte contre le coronavirus en accueillant les enfants des personnels soignants et de gestion de crise qui n’ont pas d’autre mode de garde, les personnels enseignant·e·s doivent pouvoir appliquer les mêmes mesures que les autres travailleurs.

C’est aussi ce que le ministre précise dans son courrier du vendredi 13 mars envoyé aux recteurs.

Avec la mise en place du confinement, il s’agit de limiter au maximum la propagation du virus et ses répercussions, qui peuvent être graves, rappelons-le. Pour cela, les écoles doivent :

Recenser les élèves à accueillir : seuls ceux des personnels soignants et de gestion de crise qui n’ont pas d’autre mode de garde et/ou dont le/la conjoint·e ne peut assurer la garde. S’il peut être envisagé de regrouper ces enfants, parfois isolés dans leur école, sur une seule école pour faire un seul groupe et éviter ainsi le déplacement de plusieurs personnels, les regroupements ne doivent pas conduire à la reconstitution de foyers de transmission puisque chacun·e doit à présent être considéré·e comme porteur sain. De plus, cet accueil ne peut être assuré que par des enseignant·e·s volontaires : "Pour organiser cet accueil, seuls les personnels volontaires devront dans la mesure du possible être mobilisés."

Recenser les enseignant·e·s disponibles : les personnels, qui du fait de la fermeture des crèches et établissements scolaires, n’ont pas de solution de garde pour leurs enfants, se voient proposer d’exercer leur fonction en télétravail. Si le télétravail n’est pas possible compte tenu des fonctions exercées, ils bénéficient d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) sans jour de carence. Cette autorisation est accordée à raison d’un responsable légal par fratrie, sous réserve de justifier de l’absence de solution de garde. Cette autorisation sera accordée jusqu’à la réouverture de l’établissement. En aucun cas, ces personnels ne doivent se déplacer avec leurs enfants et venir à l’école. Ce serait totalement contraire aux instructions sanitaires.

Pour les personnels ayant des difficultés de santé, le médecin traitant ou le médecin de prévention peut signifier la nécessité d’un éloignement du milieu professionnel habituel. Ces personnels doivent se signaler. Un travail à distance leur est alors proposé ou, si cela n’est pas possible, ils bénéficient d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) sans jour de carence. Une liste des personnes « à risque » est disponible sur le site du gouvernement. Cette liste est susceptible d’évoluer.

Organiser la présence des enseignant·e·s nécessaires à l’accueil des élèves et pas plus ! Rappel du ministre : "Dans les écoles et les établissements, seuls les personnels absolument nécessaires seront présents ". Nous sommes en pleine gestion de crise. A titre professionnel comme personnel, chacun·e a autre chose à faire qu’à répondre aux injonctions infantilisantes de certain·e·s IEN qui imposent des tâches chronophages, comme des retours de plannings, etc...

Concernant les relations aux familles : la plupart d’entre vous ont mis en place des organisations qui ne nécessitent pas de présence physique, afin d’éviter les déplacements, source de risques pour votre santé. Le seul impératif est d’assurer la continuité du lien avec les familles, donc que les familles aient une solution pour vous contacter...

Sur le temps méridien, les personnels enseignants n’ont pas à prendre le relais des collectivités territoriales. Aucune instruction ministérielle n’est donnée en ce sens.

Idem pour les mercredis, aucune directive ministérielle en ce sens.

• Localement, les appels de certain·e·s IENs peuvent se multiplier, voulant imposer des pratiques inappropriées et/ou ayant des injonctions parfois ubuesques ! Exigez des ordres écrits et faites-les-nous remonter ! Les instructions locales ne peuvent viser qu’à mettre en place les directives ministérielles, elles ne peuvent être plus contraignantes.

La confiance dans les équipes doit être enfin la règle. Notre employeur doit également protéger ses salarié·e·s avec la mise à disposition d’un minimum d’équipement (gel hydroalcoolique, serviettes jetables, gants, masques…).

Mise à jour 19h30.

Nous venons de nous adresser à notre DASEN suite à vos nombreux retours pour que la protection des enseignant.es soit assurée.

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Courrier DASEN mardi 17 mars
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