www.snuipp.fr

SNUipp - FSU Seine et Marne 77

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : CHSCT 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
25 juin 2019

CANICULE : concrètement, on fait quoi ?

Une vague de chaleur est prévue la semaine du 24 juin. Puisque les recommandations du ministère sont intenables (maintenir les élèves dans une ambiance fraîche !) et qu’ aucun texte législatif ne fixe de seuils de températures acceptables dans les classes (contrairement à d’autres pays), le SNUipp-FSU 77 vous propose une démarche à suivre qui relève du bon sens, en attendant des dispositions législatives devenues indispensables sur cette question.

Conditions de travail et épisode caniculaire

Cette semaine va être chaude, très chaude, et comme notre ministère ne fait rien pour améliorer les conditions de travail, qui par ailleurs sont aussi celles des élèves, rien n’a été fait pour prévoir ces épisodes caniculaires qui risquent de se multiplier dans les années à venir (à priori ils n’ont pas encore entendu parler du réchauffement climatique).

En revanche notre ministre, et ses équipes communiquent toujours aussi bien et par là même ouvre grand leur parapluie pour ne pas avoir à assumer certaines responsabilités. C’est pour cela que depuis le dimanche 24 juin 2019, les directeurs d’école et les chefs d’établissement ont reçu un certain nombre courriels pour mettre en place des mesures de prévention (consultables en ligne à l’adresse : https://www.education.gouv.fr/cid117879/recommandations-pour-prevenir-les-effets-de-la-canicule.html ).

A la lecture de ces recommandations, on ne peut que se demander si les équipes ministérielles sont déjà venues dans un établissement scolaire, mais surtout on peut que s’indigner sur le mépris qu’ils témoignent envers les conditions de travail des enseignants. Si nous observons de plus près ces recommandations nous pouvons y lire :
  Vérifier la fonctionnalité des stores ou des volets et les maintenir fermés (Quelle ironie quand la plupart des établissements ne sont équipés que de rideaux, voire d’une absence totale de système occultant) ;
  Etudier la possibilité de limiter les entrées de chaleur (faut-il prévoir un conseil des maîtres ou des professeurs pour s’atteler à cette tâche qui relève d’une prévention primaire, au même titre que le risque attentat ?) ;
  Disposer de thermomètres pour vérifier les températures ;

Si on peut compter de nombreuses recommandations sur l’alimentation, les expositions au soleil et à la chaleur pour les élèves, il y en a aucune à destination des enseignants et non-enseignants. Les personnels sont sensés poursuivre la continuité du service public d’éducation quel qu’en soit le prix , même à celui de leur santé.

Une fois de plus notre hiérarchie se décharge de toute responsabilité sur les directeurs, les chefs d’établissement et les enseignants alors qu’aucune mesure de prévention primaire n’a été mise en place pour s’adapter aux dérèglements climatiques prévus.

PNG - 18.2 ko

MARCHE A SUIVRE

- effectuer un relevé de températures - pour les personnels, en cas de dépassement des 33 degrés à l’intérieur (ce qui selon l’INRS, représente un danger grave et imminent), utiliser le registre de danger grave et imminent pour donner l’alerte auprès de l’IEN ; - informer les familles des conditions de scolarisation actuelles (modèles de courrier) afin qu’elles puissent intervenir auprès des autorités (IEN, mairie)

1 – Je relève la température dans chacune des salles de l’école (classes, cantines, bibliothèque, salle de repos, salle commune…) que l’on peut afficher à l’entrée de l’école ;

Si il fait plus de 33 °, je contacte la mairie qui est responsable des locaux scolaires.

2 – Si la mairie n’a pas de propositions satisfaisantes à proposer (clim, autres locaux…), je remplis une fiche de Santé Sécurité au travail.

http://www.chsct-travail-sante-fsu.fr/download.php ?idterritoire=16&articlePage=3&idarticle=86&idfichier=108

Parallèlement, le directeur ou la directrice peut écrire à l’IEN :

Zip - 12 ko
courrier_directeur_a_l_ien

3 – Ne nous mentons pas : rien de concret ne vous sera proposé suite à cet envoi. Le SNUipp-FSU 77 prend ses responsabilités pour faire évoluer la législation et vous permettre de passer cette période dans des conditions acceptables, sans vous mettre en danger légalement.

Dans un premier temps, pour avoir une posture professionnelle irréprochable, vous devez prendre des mesures conservatoires pour préserver la santé des élèves : les faire boire, les rafraîchir et si besoin éviter de rester dans les classes. Dans un second temps, nous vous invitons à informer les familles des conditions d’accueil de leurs enfants afin qu’ils aient toutes les informations pour décider de les scolariser ou non.

Modèle type du mot à distribuer aux familles : Chers parents, Ce jour, nous avons relevé dans la classe une température de …. ° Nous avons alerté la mairie mais aucune solution ne peut être envisagée pour les prochains jours. Nous ferons au mieux pour accueillir vos enfants dans des conditions acceptables mais un travail en classe toute la journée avec les températures prévues sera impossible. Nous serons contraints de sortir de la classe de manière prolongée. Merci d’avance pour votre coopération qui nous permettra de traverser cette période de fortes chaleurs en limitant au maximum les risques au niveau de la santé des élèves qui nous sont confiés. Nous faisons le nécessaire pour prévenir notre hiérarchie de cette situation en espérant une prochaine amélioration des conditions d’accueil en cas de conditions climatiques extrêmes. L’équipe pédagogique de l’école ……….

L’action du SNUipp-FSU

Dès l’annonce de la vague de chaleur sur la France cette semaine, le SNUipp-FSU s’est adressé au ministre pour demander des réponses concrètes au ministère car les recommandations de 2017 remises au goût du jour sur education.gouv sont de peu de secours pour les équipes.

Nous en faisons de même dans le département auprès de notre DASEN.

 

38 visiteurs en ce moment

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp - FSU Seine et Marne 77, tous droits réservés.