www.snuipp.fr

SNUipp - FSU Seine et Marne 77

Thèmes abordés


Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Educatif  / Education prioritaire 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
14 octobre 2018

EDUCATION PRIORITAIRE : Une refonte de la carte pour quand ?

Les annonces de JM Blanquer à l’assemblée nationale le 02 octobre, puis au cours du séminaire sur les « politiques éducatives et les territoires » le 03 octobre entraînent de fait un report de la révision de la carte de l’Education prioritaire initialement annoncée pour la rentrée 2019.

Le ministre met en place une mission « sur la territorialisation des politiques éducatives ». Cela mélangera la question de la ruralité et celle de l’éducation prioritaire, dont la révision de la carte n’interviendra pas avant 2020, voire ...

C’est un mauvais signe pour les écoles qui avaient été « éjectées » de l’éducation prioritaire en 2015, mais aussi pour celles, nouvelles, qui peuvent prétendre à intégrer le dispositif.

Les éléments ci-dessous restent néanmoins d’actualité pour les enjeux qui sont pointés.

Rappel chronologique

La politique de l’éducation prioritaire en France a été lancée en 1981 pour donner plus à ceux qui ont le moins et corriger ainsi les inégalités sociales.
La dernière carte de l’éducation prioritaire, redéfinie pour la rentrée scolaire de 2015, a créé deux appellations : réseau d’éducation prioritaire (REP) et réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+).

Cela concerne actuellement 6 703 écoles dont 2 466 en REP+ et 4 237 en REP. Le classement de ces écoles maternelles et élémentaires s’est effectué selon l’indice social du collège de secteur : taux de boursiers, pourcentage des élèves issus des catégories sociales les plus défavorisées, pourcentage d’élèves issus de zone urbaine sensible, pourcentage d’élèves en retard à l’entrée en 6e…

Des critères qui ont pu trouver des adaptations selon les académies et les départements… mais qui ont laissé sur le bord du chemin nombre d’écoles dites orphelines car non rattachées à des collèges classés en éducation prioritaire.

C’est ainsi que la Seine-et-Marne perdait en 2014 de nombreuses écoles classées précédemment en éducation prioritaire...

Une nouvelle carte mais quels critères ?

À l’heure actuelle, malgré nos demandes réitérées, le ministère ne nous a toujours pas fourni les critères qui serviront à l’élaboration de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire.
Seront-ils identiques à la précédente carte, l’enveloppe budgétaire sera-t-elle amputée, les appellations REP et REP+ seront-elles conservées ?

Mauvais signe ?


Marc Bablet, responsable de l’éducation prioritaire à la Dgesco, vient de jeter l’éponge :
« Il y a des moments où il vaut mieux savoir ne pas faire une année de trop que l’on risquerait de regretter, tant on pourrait être amené à se voir mis en contradiction ou pour le moins en contrariété avec ce que l’on a porté avec enthousiasme principalement dans les terrains dits « défavorisés » ».

Le SNUipp-FSU revendique une définition de la nouvelle carte de l’EP qui parte des situations des écoles maternelles et élémentaires et non plus de celles d’un collège tête de réseau. Nous invitons toutes les écoles souhaitant intégrer l’éducation prioritaire à nous faire remonter leur situation.

Prime au mérite en REP+

Le ministre de l’éducation nationale a annoncé le 2 juillet dernier qu’une partie de la prime de 3 000 €, soit 1 000 € nets, sera versée à tous les enseignants de REP+ dès la rentrée 2018.

Les 2 000 € restants seraient distribués sous la forme d’une part variable qui prendraient en compte «  la valorisation de l’investissement collectif des équipes » et « la possibilité d’un adossement d’une partie de cette indemnité aux progrès des élèves et à l’accomplissement de projets d’école et d’établissement qui y contribuent ». C’est donc bien l’introduction d’une rémunération au mérite que le ministre entend mettre en place.

Quel critère objectif présidera à l’attribution de cette nouvelle part variable pour telle équipe plutôt qu’une autre ?

Le SNUipp-FSU s’opposera de nouveau à ce genre de dérive, d’autant que les études internationales montrent que le pilotage du système éducatif par les résultats des élèves et la rémunération au mérite est contre-productif.

Le SNUipp-FSU exige que cette prime de 3 000 € soit versée sans conditions à toutes et tous, y compris les AESH, les personnels en CUI et les AED aujourd’hui écartés de toute indemnité.

 

23 visiteurs en ce moment

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp - FSU Seine et Marne 77, tous droits réservés.